Arnaque sur les sites de rencontre

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2020

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Des escrocs peuvent intégrer les sites de rencontre en utilisant de fausses identités, de fausses activités et de faux profils afin de contacter de futures victimes.

C'est ce qu'on appelle, dans le langage courant, l'arnaque sur site de rencontre. Elle constitue une escroquerie, qui est un délit pénal.

Dispositif des arnaques sur les sites de rencontre

L'escroquerie dite « aux sentiments » est fréquente, car très lucrative. Il s'agit d'une variante de « l'escroquerie à la nigériane » ou « 419 » (numéro du code nigérian qui sanctionne cet agissement illégal).

L'escroc entre en contact avec sa victime par le biais d'un site de rencontre. Son profil est faux et, en règle générale, tout est inventé ou faux (nom, loisirs, métier, etc).

Les échanges par e-mail ou par le biais de réseaux sociaux peuvent se faire sur une période plus ou moins longue. Ainsi, la victime apprécie alors de plus en plus l'escroc et la confiance s'installe. Le piège se referme alors.

En effet, la victime peut se livrer à des confidences, envoyer des photos et des vidéos ou autres fichiers à l'escroc. Ce dernier peut alors effectuer un chantage violent envers sa victime.

Il peut aussi prolonger la relation virtuelle tout en demandant ponctuellement le versement de sommes d'argent en invoquant diverses raisons (maladie, chômage, décès d'un proche, vol de papiers, etc).

 

Reconnaître les arnaques sur les sites de rencontre

Il existe certains indices pour alerter l'internaute utilisateur de site de rencontre. Il faut ainsi se méfier de certains faits qui peuvent (ou non) se cumuler.

Les erreurs de syntaxe et/ou d'orthographe dans les e-mails peuvent vous alerter. De même, des profils et/ou photos parfaits, avec des métiers valorisants, un physique parfait et beaucoup de signes extérieurs de réussite sociale et personnelle, sont parfois, malheureusement, trop beaux pour être vrais.

Par ailleurs, dans ce genre d'escroquerie, l'interlocuteur n'est jamais joignable (le numéro de téléphone qu'il a indiqué est souvent faux).

Il insiste pour que sa victime lui paie une somme d'argent. Il recommande généralement d’envoyer l’argent par le biais de systèmes de transfert rapide comme Western Union.

Parfois, l'escroc envoie un chèque (en réalité, volé !) en prétextant qu'il ne peut pas l'encaisser et demande, en retour, le remboursement de ce chèque par virement.

Souvent il raconte une histoire dramatique destinée à convaincre sa victime ou à la culpabiliser pour le contraindre à verser, au plus, vite une somme d'argent.

Consulter la fiche pratique Ooreka

Escroquerie au regard de la loi

L'escroquerie est le fait d'obtenir un bien ou de l'argent par une manœuvre frauduleuse (faux documents, mensonge, etc).

L’article L 313-1 du Code pénal définit l’escroquerie comme :

« [...] le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge ».

Ainsi, la victime délivre de l'argent a l'escroc volontairement, car elle a été trompée par l'escroc qui a utilisé une fausse identité, un faux diplôme, etc.

Cette infraction pénale constitue un délit, puni de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende pénale.

L'escroquerie est réprimée même si elle a pour support Internet.

Se défendre

Avant tout, il ne faut pas payer des sommes demandées par une personne rencontrée sur un site Internet, mais que l'on ne connaît pas en réalité.

Si un internaute pense être victime d'une escroquerie, il ne doit, bien sûr, pas payer. Par ailleurs, il doit éviter éviter tout contact avec l'escroc et ne pas lui répondre. Il est conseillé d'ignorer les messages de l'escroc et de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.

Il existe un site Internet mis en place par le ministère de l'intérieur pour signaler tout contenu et comportement illicite sur Internet. Les signalements sont traités par des policiers et gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité.

Si la victime a payé, elle doit contacter sa banque et porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, en France, même si l'escroc se situe à l'étranger.

Lors de la plainte, il faut transmettre tout document et renseignement pouvant aider à identifier l'escroc (adresse électronique, nom, numéro de téléphone, photo, e-mails échangés, etc) ainsi que les références des transferts d'argent.

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